



Observez les couvertures de la série Spécial-Police. Espace littéraire de crimes et de meurtres, le sang y est pourtant chichement répandu, à peine de quoi remplir une éprouvette (bien qu'en attendant, ça cogne, ça beigne, ça bugne et ça dégaine !). Presque un lipogramme graphique en somme, dont la contrainte serait "représenter la violence et le crime sans montrer le sang". Une thématique (radicalement) opposée fut proposée à Gourdon en 1988. Il fit alors un incursion dans le gore par sa contribution à l'éphémère et grand-guignolesque collection MANIAC.
Au vu des informations portées sur ouvrages, 21 titres au moins étaient programmés. Seuls 8 parurent, la maison d'édition n'ayant pu prendre son envol. Michel Gourdon avait pourtant réalisé par avance quelques illustrations, bien que son contrat avec l'éditeur précisa "qu'il pouvait cesser sa collaboration s'il avait des cauchemars"...




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